Antigone : Lundi Mercredi 21h30 - Vendredi Dimanche 18h15


Depuis Sophocle, le destin d'Antigone est écrit d'avance et la conduira inexorablement au pire. Mais si tout ceci s'était joué à Orléans en 1944 ?

Dans la France de la Libération, en août 1944, 2 frères s'entretuent sur les marches de l'Hôtel de ville d'Orléans, Étéocle gaulliste et Polynice pétainiste. Leur soeur, Antigone, reproche à son oncle Créon, maire d'Orléans, de ne vouloir honorer que la mémoire d'Eteocle. Son entourage familial bienveillant - son fiancé Hémon, sa petite soeur Ismène, sa belle-mère Eurydice, et même Créon pourtant sous la pression des FFI - multipliera les tentatives afin qu'elle échappe à son funeste sort.
Une superbe transposition historique d'Antigone dans l'Orléans de la Seconde Guerre Mondiale, qui démontre avec brio le caractère intemporel de la tragédie de Sophocle.

– les mercredis à 21h30
– les dimanches à 18h15
– les vendredis 29/10 et 5/11 à 18h15
– les lundis 25/10, 01/11 et 20/12 à 21h30
– samedi 04/12 à 19h45
– mardi 28/12 à 21h30
– samedi 1/01/2022 à 21h30

Séances scolaires à la carte sur demande


Type Placement : Placement numéroté*
Tarifs : CAT1: TN:32€ /TR:26€ /- de 15 ans:22€ - CAT2: TN:26€ /TR:20€ /- de 15 ans:16€
Auteur : Pascal Olive
Mise en scène : Françoise Odolant
Avec : En alternance : Jeremy Assoun, Farah Benamar de Saint Germain, Aline Berenguer, Martine Delor, Philippe Gendron, Axelle Girard , Lucien Hebrant, Fanny Heurguier, Romane Lachat, Elisa Lamouret, Chun -Ting Lin, Denis Mathieu, Alexandre Mathiot, Swann Nymphar, Guillaume Pellé, Rabiàa Tlili, Guy Vareilhes. Scénographie et son : Projet CarTylion
La presse en parle :

 "Chacun connaît l'histoire immortalisée par Sophocle de la petite Antigone qui s'oppose à son oncle et roi Créon qui ne conçoit qu'une loi, celle du devoir d'État. Les deux frères d'Antigone, Étéocle et Polynice, étant morts en combattant l'un contre l'autre, Créon honore celui qui était dans son camp, Étéocle, et refuse que l'on enterre Polynice dont l'armée a été vaincue. Antigone, obéissant à sa conscience et à une loi divine, ira de nuit inhumer en cachette le corps de son frère déchu et sera de ce fait, par son oncle, condamnée à la mort. Le mythe est prospère et Anouilh, par exemple, en tirera une pièce crée pendant l'Occupation et qui fit sa gloire. La bonne idée de Pascal Olive - et qui marche bien -, c'est d'avoir situé l'action de sa pièce en 1944 et d'avoir fait d'Étéocle un résistant et de Polynice un collaborateur ; Créon, résistant de la dernère heure, cherchant, lui, à justifier son passé trouble pour gagner les élections qui s'annoncent.
L'idée vraiment est bonne et on sent bien, en ces temps d'épuration, que la position d'Antigone, qui croit à la loi morale et qui ne fait pas de différence entre l'engagement résistant et l'engagement pétainiste, est intenable ; et que son geste d'honorer son frère vaincu par l'Histoire ne tient pas face à cette nouvelle société gaulliste qui prend le pouvoir. Bravo donc. Même si la pièce, écrite en alexandrins, souffre par instants de rigidité et de volontarisme. C'est d'autant plus dommage que l'alexandrin de Pascal Olive est coulant, bien en bouche. On le sent particulièrement  chez la comédienne principale Swann Nymphar, vraiment excellente, qui parle les alexandrins avec justesse et maîtrise." - Jean-Luc Jeener, Valeurs Actuelles